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Comment choisir le nom de son site internet ?

12 octobre 2026 10 min de lecture
Comment choisir le nom de son site internet ?
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur le choix du nom de son site

  • Un nom de domaine se réserve pour une durée déterminée et renouvelable, auprès d’un bureau d’enregistrement accrédité, jamais directement auprès du registre.
  • Pour une adresse en .fr, le Whois de l’Afnic indique en quelques secondes si le nom est libre.
  • La base marques de l’INPI vérifie gratuitement qu’aucune marque identique ou proche n’existe déjà.
  • Le titulaire déclaré à la réservation détient les droits sur le nom : ce doit être vous, pas votre prestataire.

4 faits vérifiés4 sourcesmis à jour le 12 octobre 2026

01

Réserver, pas acheter

Le nom vous est confié pour une durée déterminée, renouvelable. Notez la date d’échéance dès le premier jour.

02

Premier arrivé, premier servi

Aucun passe-droit. Quand un nom a passé vos tests, réservez-le sans attendre.

03

Vérifier avant de payer

Registre de l’extension, base marques de l’INPI, réseaux sociaux : trois contrôles avant de sortir la carte bancaire.

Un nom de domaine ne s’achète pas : il se réserve pour une durée limitée, auprès d’un bureau d’enregistrement, c’est-à-dire le prestataire accrédité qui inscrit l’adresse à votre nom. Pour choisir le nom de son site internet, je vous conseille de décider avant de payer, car la règle du premier arrivé, premier servi s’applique et qu’un changement d’adresse coûte cher une fois les cartes de visite imprimées. Voici la méthode que j’utilise, dans l’ordre.

Comment choisir le nom de son site internet en cinq tests ?

Le geste est simple : écrivez trois propositions sur une feuille, puis faites passer chacune par cinq tests. Un nom qui rate deux tests ne mérite pas votre budget. Vous gardez celui qui passe les cinq, même s’il vous plaît un peu moins que les autres.

  • Le test du téléphone : dictez l’adresse à voix haute à quelqu’un. S’il demande l’orthographe, le nom est trop fragile.
  • Le test de la carte de visite : l’adresse tient sur une ligne et se lit d’un coup d’œil.
  • Le test de la faute de frappe : tapez-la vite, deux fois. Si une variante courante mène ailleurs, pensez à la réserver aussi.
  • Le test du tiret et de l’accent : chaque signe en plus est une erreur possible pour votre client. Mon arbitrage : pas d’accent, un tiret seulement s’il lève une ambiguïté.
  • Le test de la durée : le nom doit encore convenir si votre offre s’élargit. Évitez d’y coller un produit ou une gamme précise.

Ces tests rejoignent les conseils de l’Afnic, l’organisme qui gère les adresses en .fr : faire court et mémorisable, puis soumettre vos propositions à votre entourage. Faites-le vraiment, avec trois personnes qui ne connaissent pas votre métier.

Professionnelle qui tape sur son ordinateur avec des notes

💡 Écrivez l’adresse en minuscules sur un papier, montrez-la dix secondes à quelqu’un, puis demandez-lui de la réécrire de mémoire. Si deux personnes sur trois se trompent, changez de nom.

Faut-il glisser votre métier dans l’adresse ? L’Afnic invite à évaluer l’intérêt d’un mot clé pour informer vos publics sur votre activité. Mon avis : un mot de métier aide un inconnu à comprendre qui vous êtes, mais je n’en ferais pas une condition. Un nom court qu’on retient vaut mieux qu’une suite de mots alignés.

Et si vous exercez sous votre propre nom, comme beaucoup d’indépendants ? Le patronyme fonctionne bien : il vous appartient, il se retient et il vous suit si vous changez d’activité. Son défaut est l’homonymie. Si un autre professionnel porte le même nom que vous, ajoutez votre métier derrière, sous la forme prenom-nom-metier. Vous évitez la confusion sans alourdir l’adresse, et l’Afnic observe que l’ajout d’un mot clé suffit souvent à lever l’ambiguïté.

Nom de site ou nom de domaine : quelle différence ?

Le nom de votre site, c’est ce que le visiteur lit sur la page : votre enseigne ou votre nom commercial. Le nom de domaine est l’adresse que ce visiteur tape pour y arriver, du type monsite.fr. Les deux peuvent différer, mais je vous conseille de les rapprocher : quelqu’un qui a lu votre enseigne sur une vitrine doit deviner l’adresse sans effort.

Deux cas se présentent. Si vous avez déjà une enseigne, l’adresse en découle, et la seule vraie question porte sur sa disponibilité. Si vous partez de zéro, choisissez le nom du site et celui de l’adresse en même temps, puis construisez l’identité visuelle par-dessus, logo et couleurs compris. Dans cet ordre, vous ne refaites rien.

Un dernier piège : l’adresse gratuite d’un créateur de site, du genre monsite.plateforme.com. Elle ne coûte rien, mais elle porte le nom de la plateforme et appartient à celle-ci. Pour une activité professionnelle, votre propre nom de domaine vaut presque toujours la dépense.

Quelle extension choisir : .fr, .com ou .eu ?

Pour choisir le nom de son site internet, l’extension compte presque autant que le mot lui-même. Elle forme la fin de l’adresse, après le point. Chaque extension dépend d’un registre, l’organisme qui tient la liste de tous les noms réservés sous cette terminaison. C’est auprès de lui qu’on vérifie la disponibilité, même si la réservation passe ensuite par un bureau d’enregistrement. Voici mon classement pour une petite structure.

Extension Registre où vérifier Je la choisis quand
.fr Afnic (service Whois) Votre clientèle se trouve en France. C’est l’extension que je réserve en premier.
.com Verisign Votre activité vise des clients hors de France, ou votre nom de marque doit s’écrire pareil partout.
.eu EURid Votre activité s’adresse à l’Europe. Rarement utile seule : je la prends en complément.

L’Afnic exploite aussi quatre extensions géographiques françaises : .paris, .bzh, .corsica et .alsace. Elles ont du sens si votre clientèle s’y reconnaît. Sinon, ignorez-les.

Faut-il réserver plusieurs extensions ? Bpifrance Création recommande de réserver aussi les déclinaisons en .com et .eu pour protéger l’identité d’une entreprise. Mon arbitrage est plus prudent : une seule extension suffit pour démarrer, sauf si un concurrent proche risque de s’emparer de la variante. Vous pouvez toujours ajouter les autres plus tard, tant que personne ne les prend. Avant de multiplier les adresses, tranchez d’abord la forme de votre projet : blog ou site internet ne demande pas le même nom ni le même budget, et mieux vaut le savoir avant de réserver quoi que ce soit.

Quelles vérifications faire avant de réserver une adresse ?

C’est l’étape que les débutants sautent, et la plus rentable. Vous testez le nom dans cet ordre, du plus simple au plus engageant.

Carte mentale dessinée avec des stylos de couleur

  1. La disponibilité : le Whois de l’Afnic pour un .fr, le service d’EURid pour un .eu, le registre Verisign pour un .com. Un nom de domaine est unique et ne se partage pas entre plusieurs sites.
  2. Les marques : la base marques de l’INPI est gratuite et couvre les marques françaises déposées depuis 1976, ainsi que les marques européennes et internationales.
  3. La charte de nommage de l’Afnic : elle exclut par exemple les termes qui portent atteinte à l’ordre public ou imitent le nom d’une institution publique.
  4. Les réseaux sociaux : cherchez le même nom sur les plateformes où vous comptez publier. Un nom libre en .fr mais pris partout ailleurs complique votre communication.
  5. L’historique : tapez le nom dans un moteur de recherche. Une adresse qui a déjà servi à autre chose traîne parfois une mauvaise réputation.

⚠️ Réserver un nom de domaine ne vaut pas dépôt de marque. Si une marque proche existe dans votre secteur, vous risquez une action en contrefaçon, en concurrence déloyale ou pour parasitisme, selon Service Public Entreprendre. La base de l’INPI donne une première réponse, à titre informatif : en cas de doute et d’enjeu lourd, la recherche de similarité de l’INPI est payante, et c’est le moment où la dépense se justifie.

Une précision utile : la recherche par nom dans la base de l’INPI ne cherche que l’identique. C’est un premier niveau. Si vous avez un doute sur un nom proche d’une enseigne connue, changez de nom plutôt que de parier. Si vous voulez ensuite protéger le nom comme marque, le dépôt se fait exclusivement en ligne sur le portail e-procédures de l’INPI, la demande est publiée au BOPI dans un délai de six semaines, et la protection court dix ans à compter du dépôt, renouvelable. Pour les démarches complètes et les pièges de la réservation, j’ai détaillé le parcours dans l’article pour réserver un nom de domaine.

Dans quel ordre réserver, payer et publier ?

L’ordre compte plus que la technique, et choisir le nom de son site internet n’est que la première case de l’enchaînement. La plupart des déboires que je vois viennent d’un site construit avant que le nom soit sécurisé, ou d’une adresse réservée au nom du prestataire. Voici l’enchaînement que je suis.

D’abord, vous choisissez le nom avec les cinq tests, sans acheter quoi que ce soit. Ensuite vous vérifiez la disponibilité et les marques. Vous réservez alors l’adresse, en comparant chez le bureau d’enregistrement le prix de la première période et celui du renouvellement. Je ne cite pas de tarif : il varie selon l’extension et le prestataire, et une fourchette honnête vaut mieux qu’un chiffre que je n’ai pas vérifié.

Notez aussi la durée. La réservation couvre une période déterminée, puis elle se renouvelle. Inscrivez la date d’échéance dans votre agenda et gardez à jour l’adresse de contact du titulaire, sinon les rappels du bureau d’enregistrement partent dans le vide. Un nom qu’on ne renouvelle pas finit par se libérer, et votre site comme vos courriels disparaissent avec lui. C’est le risque le plus souvent sous-estimé, parce que rien ne l’annonce pendant des années.

✅ Faites figurer votre nom, ou celui de votre structure, comme titulaire lors de la réservation. Bpifrance Création le rappelle : le nom doit être déposé au nom de l’entreprise, non d’un prestataire technique. C’est la seule garantie de garder la main si vous changez d’agence.

Méfiez-vous des offres où le nom de domaine est « offert » avec un hébergement ou une prestation de site : vérifiez toujours au nom de qui il est réservé. Une fois l’adresse à vous, créez votre adresse mail professionnelle sur ce domaine, puis lancez le site.

Carnet ouvert sur une page blanche avec un stylo

Côté budget, les deux vérifications de départ sont gratuites : le Whois et la base de l’INPI. Payez seulement quand un doute juridique réel pèse sur le nom. Pour le reste du projet, fixez votre enveloppe avant de signer un devis, et demandez au prestataire de détailler ce qu’il comprend : nom de domaine, hébergement, création, mises à jour. Un devis qui mélange tout en une ligne ne vous permet pas de comparer.

FAQ sur le choix du nom de son site internet

Existe-t-il une adresse gratuite pour un site professionnel ?

Des plateformes proposent une adresse gratuite, mais elle porte leur nom et leur appartient. Votre propre nom de domaine, lui, se réserve pour une durée déterminée auprès d’un bureau d’enregistrement, comme l’explique Service Public Entreprendre.

Où réserver son nom de domaine ?

Auprès d’un bureau d’enregistrement accrédité, aussi appelé registrar. Le bureau compétent varie selon l’extension, et l’Afnic publie un annuaire des bureaux d’enregistrement pour les adresses en .fr.

Peut-on partager une même adresse entre deux sites ?

Non. Un nom de domaine est unique : il ne peut être attribué qu’à un seul titulaire à la fois, et la règle du premier arrivé, premier servi décide de l’attribution.

Que faire si le nom que je veux est déjà pris ?

Testez une variante en ajoutant un mot de métier : l’Afnic note que l’ajout d’un mot clé suffit souvent à lever l’ambiguïté. Si le nom est pris parce qu’une marque le protège, renoncez : Service Public Entreprendre décrit le risque de contrefaçon.

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