Création d’un site internet WordPress : les réglages du premier jour
WordPress, les cinq réglages du premier jour
- WordPress est gratuit ; l’hébergement, non.
- Ne confondez pas wordpress.org et wordpress.com, ce sont deux choses.
- La forme des adresses se règle avant la première page.
- Trois extensions suffisent : formulaire, référencement, sauvegarde.
- Une extension inutilisée se désinstalle, elle ne se désactive pas.
5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 10 septembre 2026
org ou com
Le logiciel libre d’un côté, un service hébergé de l’autre.
Les permaliens
Le réglage à faire avant tout le reste.
Trois extensions
Formulaire, référencement, sauvegarde. Rien d’autre au début.
Les mises à jour
Un site non mis à jour se fait pirater, pas voler.
WordPress fait tourner une bonne part des sites de petites structures, et pour de bonnes raisons : il est gratuit, on trouve de l’aide partout, et on peut en changer sans tout perdre. Le premier soir reste déroutant parce que l’interface propose cent réglages dont cinq comptent vraiment. Voici lesquels, dans l’ordre où je les fais.
wordpress.org ou wordpress.com ?
C’est la première confusion, et elle coûte parfois un site entier à refaire. Les deux noms désignent des choses différentes.
wordpress.org distribue le logiciel libre, que vous installez chez l’hébergeur de votre choix. Vous êtes chez vous : toutes les extensions, tous les thèmes, aucune limite, et la responsabilité de l’entretien.
wordpress.com est un service hébergé qui utilise ce logiciel. Plus simple à démarrer, mais avec des restrictions selon la formule, notamment sur les extensions et la publicité, et un déménagement moins immédiat.
Pour une petite structure qui veut son nom de domaine, ses extensions et la maîtrise de ses fichiers, je conseille l’installation chez un hébergeur. La plupart proposent une installation en un clic depuis leur panneau d’administration, et l’opération prend une dizaine de minutes.
Quels réglages faire avant de publier ?
Cinq réglages, dans cet ordre, avant même la première page.
| Réglage | Où | Pourquoi maintenant |
|---|---|---|
| Titre et slogan du site | Réglages, Général | Ils s’affichent partout et dans les recherches |
| Structure des permaliens | Réglages, Permaliens | La changer après casse toutes les adresses |
| Visibilité par les moteurs | Réglages, Lecture | La case de blocage reste parfois cochée |
| Page d’accueil affichée | Réglages, Lecture | Sinon le site s’ouvre sur la liste des articles |
| Commentaires | Réglages, Discussion | Ouverts par défaut, ils attirent le pollupostage |
Le réglage des permaliens est le seul qui soit difficile à corriger ensuite. Il détermine la forme des adresses de vos pages. Choisissez une structure lisible, avec le titre de la page, et ne la changez plus : chaque modification transforme toutes vos adresses existantes en liens morts.
La case de blocage des moteurs mérite une vérification explicite. Elle sert pendant la construction et s’oublie très facilement. J’ai vu des sites invisibles pendant des mois pour cette seule raison, sans que personne comprenne pourquoi.
Les commentaires, enfin, sont ouverts par défaut. Sur un site vitrine, ils n’apportent rien et attirent des messages automatiques par centaines. Désactivez-les dès le premier jour, vous les rouvrirez si le besoin apparaît.
🔗 Décidez de la structure de vos adresses avant d’écrire la première page, et notez-la quelque part. C’est le seul réglage de cette liste qu’on ne peut pas reprendre sans conséquence : le jour où vous le changez, chaque adresse déjà partagée, indexée ou mise en favori cesse de fonctionner, et il faut poser des redirections une par une.
Quelles extensions installer, et lesquelles éviter ?
La tentation du premier jour consiste à installer tout ce qui a l’air utile. Chaque extension ajoute pourtant du code, des mises à jour et une surface d’attaque supplémentaire.
Trois suffisent pour démarrer : un formulaire de contact, un outil de référencement pour renseigner titres et descriptions, et une sauvegarde automatique vers un espace extérieur au serveur.
La sauvegarde est celle qu’on installe en dernier et qu’on regrette en premier. Vérifiez qu’elle envoie les fichiers ailleurs que sur le serveur du site : une sauvegarde stockée à côté du site disparaît en même temps que lui.
Voici ce que je vérifie sur chaque extension avant de l’installer :
- La date de dernière mise à jour, moins de six mois de préférence.
- Le nombre d’installations actives, gage qu’un problème sera vite signalé.
- La compatibilité annoncée avec votre version de WordPress.
Une règle de prudence pour finir : une extension désactivée reste installée, donc toujours vulnérable. Supprimez celles dont vous ne vous servez pas, au lieu de les laisser dormir dans la liste.
Si vous ajoutez un outil de mesure d’audience ou un module de réseau social, vous entrez dans le champ des traceurs : leur dépôt suppose le consentement du visiteur, recueilli avant, et aussi facile à refuser qu’à accepter.

Qu’est-ce qu’il faut faire ensuite, et à quel rythme ?
Un site WordPress demande un entretien léger mais régulier. Une demi-heure par mois suffit, à condition de ne pas la sauter six fois de suite.
Le geste principal est la mise à jour : le cœur du logiciel, le thème et les extensions. Les versions correctives ferment des failles connues, et un site laissé deux ans sans mise à jour finit presque toujours par héberger du contenu qu’on n’y a pas mis.
Faites une sauvegarde avant chaque mise à jour importante, et vérifiez le site après. Deux minutes de contrôle évitent de découvrir trois semaines plus tard que le formulaire de contact ne fonctionne plus.
Le reste du temps se passe sur le contenu plutôt que sur la technique : ajouter une page par prestation, publier une réalisation, mettre à jour les tarifs. C’est ce qui fait progresser un site, pas le réglage fin des extensions. Pour la mise en ligne initiale et le contenu minimal, reportez-vous à l’article sur la création d’un site en trois heures.
Deux sujets connexes complètent cette base : la réservation de l’adresse, traitée dans l’article sur le nom de domaine, et les outils de création de visuels, abordés dans l’article sur Adobe Spark devenu Express.
💾 Testez votre sauvegarde au moins une fois, en restaurant sur un site d’essai. Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est un fichier dont on espère qu’il marche. J’ai vu des archives de plusieurs gigaoctets se révéler illisibles le jour où il fallait s’en servir, et personne ne s’en était aperçu en deux ans.
Questions fréquentes sur un premier site WordPress
WordPress est-il gratuit ?
Le logiciel oui, il est libre. L’hébergement et le nom de domaine restent payants, comptez 50 à 120 euros la première année pour les deux.
Quelle différence entre wordpress.org et wordpress.com ?
Le premier distribue le logiciel à installer chez l’hébergeur de votre choix. Le second est un service hébergé, plus simple mais plus limité selon la formule.
Combien d’extensions installer au départ ?
Trois : formulaire de contact, référencement, sauvegarde externalisée. Chaque extension supplémentaire ajoute des mises à jour et un risque.
À quelle fréquence faut-il entretenir le site ?
Une demi-heure par mois : mises à jour, sauvegarde vérifiée, contrôle du formulaire. Le reste du temps se passe sur le contenu.



